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Faire un faux plafond suspendu

Clément Guillemard 12 mars 2019

Le faux plafond est une structure fixée en dessous du vrai plafond. D’où son nom « faux plafond ».

Il connaît actuellement un grand succès dans le domaine de l’habitation du fait de ses nombreux avantages. Tout d’abord, il réduit la hauteur d’une pièce. Et si la hauteur diminue, le volume qu’il faut chauffer diminue également. Ce qui permet de faire une économie d’énergie. Ensuite, mettre un faux plafond est une bonne alternative pour masquer les petites imperfections d’un vieux plafond, les gaines électriques, les câbles et autres canalisations. Grâce à son aspect unificateur et sa couleur, il permet de créer une ambiance unifiée et décorative à chaque pièce de la maison, surtout si on y intègre différentes sources de lumières (leds, halogènes, spots, etc.).  D’autant plus que l’installer ne demande pas de gros travaux. Donc, c’est la solution idéale pour aménager une pièce à moindre coût. Enfin, la majorité des faux plafonds ont des propriétés isolantes, tant phoniques que thermiques. Donc, finies les pertes de chaleur et les diverses nuisances sonores dans la maison.

Les faux plafonds sont de trois types. Il y a le faux plafond autoportant. Moins connu de tous, celui-ci est monté sans suspentes, de murs à murs. Il y a également le faux plafond tendu. C’est le modèle préféré des amateurs de la décoration d’intérieur du fait de son atout décoratif indéniable. Il suffit de bien choisir les teintes et les motifs. Mais cet atout a aussi un prix. Sans oublier sa pose qui n’est pas du tout facile et qui nécessite l’intervention d’un expert en la matière. Du fait de ces deux inconvénients non négligeables, la majorité des ménages préfèrent opter pour le faux plafond suspendu : le troisième modèle de faux plafond. En effet, en plus d’être facile à mettre en place, celui-ci est beaucoup moins coûteux que le faux plafond tendu, tout en étant très esthétique. Il dure dans le temps. Il est aussi facile à percer pour l’intégration d’éclairage. Et enfin, il convient à toutes les structures porteuses : en béton, en bois ou en acier. On peut installer le faux plafond suspendu sans faire appel à un professionnel. Découvrez dans cet article comment poser ce faux plafond innovant.

La technique d’installation d’un faux plafond suspendu

Le faux plafond suspendu existe en divers matériaux.

  • En dalle

Les faux-plafonds suspendus en dalles sont, en principe, composés de polyuréthane ou de polystyrène. Ils font partie des faux plafonds suspendus les moins coûteux du marché. Ils sont aussi les plus faciles à poser et à manipuler. Outre cela, ils offrent un large choix de finitions et de motifs, permettant de personnaliser l’habillage de son ancien plafond. D’autant plus qu’ils supportent parfaitement la peinture acrylique. Vous pouvez donc les peindre comme vous le voulez pour créer une ambiance personnalisée dans chaque pièce de votre maison.

  • En métal

Ayant l’inconvénient d’afficher un certain coût comparé aux autres matériaux, les faux plafonds suspendus en métal sont, par contre, de très bons isolants. Ils conviennent très bien aux intérieurs modernes, avec son design très élégant et épuré. Enfin, ils sont très résistants.

  • En plâtre

Tout comme le métal, le plâtre est aussi un matériau à haut potentiel isolant, tant en isolation phonique que thermique. C’est aussi lui qui a les plus belles finitions des faux plafonds suspendus. Enfin, il peut être ignifugé ou hydrofugé. Le seul hic avec ce matériau c’est qu’il est lent à réaliser.

  • En lambris

Vous voulez un faux-plafond décoratif ? Les lambris sont les faux plafonds suspendus qui s’y prêtent le plus. Grâce à leurs larges déclinaisons, ils s’harmonisent avec tous les styles d’intérieur.

La technique de pose est la même pour ces divers matériaux. Voici les étapes à suivre pour réussir l’installation de son faux plafond suspendu.

  • Préparer la pose

Pour commencer, tracez la hauteur du faux plafond suspendu, en vous repérant sur le mur, dans un coin de la pièce où vous voulez installer le faux plafond. Mesurez également l’épaisseur de la plaque du faux plafond pour connaitre la hauteur des fourrures. Vous pouvez utiliser une cornière de rive pour cette opération. Fixez-la autour du plafond, sur le mur, avec des chevilles à frapper. Veillez bien à ce qu’elle soit parfaitement horizontale. La hauteur du plafond suspendu équivaudra à son hauteur.

Ensuite, à l’aide d’un niveau laser, tracez sur tous les murs de la pièce une ligne de hauteur. Ce matériel doit être posé au centre de la pièce. Et il faut projeter le rayon au niveau du trait que vous avez fait sur le mur.

Enfin, choisissez les suspentes selon la hauteur entre votre futur plafond et le sol, donc selon la hauteur entre le trait que vous avez tracé et le sol.

  • Poser les suspentes

Installez une suspente à chacune des angles de la pièce. Mettez-la au minimum à 10 cm du mur. Ce sera votre repère de hauteur lorsque vous installerez les autres suspentes. Placez-la contre la solive, réglez la hauteur suivant le trait que vous avez fait un peu avant et vissez la suspente.

Ensuite, joignez les quatre coins équipés de suspentes avec un cordon de nylon, tendu l’un à l’autre.

Faites attention à ce que les deux fourrures ne dépassent pas les 60 cm et que la liaison entre les plaques se fassent hors de ces fourrures.

Après, à l’aide du cordon en nylon qui vous sert de guide pour l’alignement, vissez les rangs de suspentes en les espaçant au maximum 120 cm entre les solives et 60 cm sur la longueur de celles-ci.

Il se peut que votre pièce n’ait pas d’angles droits. Dans ce cas, laissez un espace de 50 cm au minimum entre la plaque et le mur. Il est à noter également que la plaque peut être en porte-à-faux si la solive s’écarte trop du mur. Pour éviter cela, il faut cheviller une cornière sur ce dernier.

  • Mettre en place les fourrures

Pour mettre en place les fourrures, il suffit de les clipper sur les suspentes. Poussez fort jusqu’au moment où vous entendiez un petit « clic ». Cela signifie que les fourrures sont bien en place.

Après, recoupez-les avec une scie à métaux pour les liaisons. Mettez-les ensuite bout-à-bout, à l’aide des éclisses de raccordement. Au fur et à mesure, veillez à ce que les fourrures soient bien planes. Pour ce faire, utilisez une règle de maçon.

  • Installer les plaques du faux plafond suspendu

Pour cette étape, ce serait mieux de se munir d’un lève-plaques pour faciliter la pose des plaques parce que les roulettes vous aideront à ajuster le positionnement de manière précise.

Commencez par mettre en place la première rangée. Gardez un espace de 5 millimètres avec le mur. Une fois que c’est fait, fixez chaque plaque en mettant une vis auto-perçante à chaque 30 cm des fourrures.

Si les dimensions des plaques ne vous conviennent pas, placez-les sur le sol, prenez une règle de maçon pour vous servir de guide et tranchez la ligne à l’aide d’un cutter. Après, relevez doucement la plaque et cassez-la.

  • Poser les joints

Toutes les plaques du faux plafond sont posées. Il est temps maintenant d’appliquer entre les bords amincis de l’enduit pour joints. Mettez sur les bords une bande de calicot. Pour que la bande s’intègre, marouflez bien. Puis, repassez de l’enduit et lissez la surface à l’aide d’un couteau à enduire.

Enfin, pour terminer, faites les joints contre le mur. Pour les faire adhérer, vous devez également utiliser de l’enduit, ainsi qu’une bande de calicot.

Les erreurs à éviter lors de la pose d’un faux plafond suspendu

On a vu ci-dessus le principe général de l’installation d’un faux plafond suspendu. Cependant, il convient de noter quelques erreurs classiques à éviter dans la pratique pour ne pas gâcher des heures de travail.

  • Déposer une grande quantité d’isolant sous les lames de lambris en PVC

Beaucoup de bricoleurs occasionnels font l’erreur d’insister sur la couche d’isolant pour optimiser l’isolation de leur habitat. Or, cette action peut coûter cher car l’isolation ne fera que peser sur les lames de lambris et les courber.

  • Installer un faux plafond suspendu en plaques de plâtre tout seul

Les plaques de plâtres sont des matériaux lourds et encombrants. Si on les pose seul, on s’expose à un risque de chute. Il y a également de fortes chances que les travaux ne se réalisent pas à la perfection. Il faut donc travailler au moins à deux.

  • Mettre un faux plafond suspendu en lambris bois non traité dans les pièces exposées à l’humidité

Cela favorise la prolifération des champignons. Il va falloir traiter le bois avant.

Le prix d’un faux plafond suspendu

Comparé au prix des faux plafonds autoportants et tendus, ceux des faux plafonds suspendus est très accessible. Il dépend du type de matériau qui le constitue. Ci-dessous le tarif moyen des matériaux le composant :

  • Les plaques de plâtre placo BA13 coûte entre 2 et 4 euros le mètre carré.
  • Le prix des plaques de plâtres placo hydrofuges se situe entre 3 et 5 euros le mètre carré.
  • Le placo à haute résistance au feu coûte en moyenne entre 6 et 12 euros.
  • Pour obtenir une dalle de dimension 60 x 60, comptez entre 4 et 8 euros le mètre carré.
  • Le prix des Lambris PVC plafond est de 5 à 12 euros/m2.
  • Comptez entre 3 et 40 euros/m2 si vous voulez un faux plafond suspendu en bois de parement. Ce prix varie en fonction de l’essence de ce matériau.

Le prix d’installation d’un faux plafond suspendu

Vous pouvez effectuer vous-même la pose de votre faux plafond suspendu tout comme vous pouvez confier ce travail à un professionnel.

Trouver une entreprise pour la réalisation de son faux plafond est nettement plus cher que le faux plafond suspendu « Do It Yourself ». Par contre, cette option présente deux grands avantages. D’une part, c’est la solution la plus facile car installer un faux plafond suspendu peut rapidement devenir technique. Un spécialiste peut vous faire un faux plafond suspendu dans les règles de l’art avec ses compétences et son expérience. Vous pourrez davantage être sûr d’avoir une installation de qualité. D’autre part, faire un faux plafond suspendu demande du matériel. Si vous décidez de ne pas faire appel à un professionnel, vous devez tous les acquérir. Vous serez donc obligé de dépenser pour des choses qui ne vous serviront peut-être plus après.

Le prix d’installation d’un faux plafond suspendu varie en moyenne entre 10 et 15 euros/m2, matériaux non compris. Le budget à prévoir est par contre de 30 à 50 euros le mètre carré, incluant les matériaux et la main d’œuvre. Mais ce prix peut encore augmenter selon le type du plafond suspendu. Il peut également varier selon l’état du plafond existant. Si celui-ci a besoin d’un travail préparatoire, il est normal que le coût de la pose augmente. Un autre facteur de variation de ce prix également c’est l’intégration ou non d’une isolation thermique. Enfin, chacun peut exiger une finition précise pour personnaliser son faux plafond suspendu. Cela a aussi un coût selon la complexité des travaux demandés.

Pour vous donner une idée du budget à prévoir pour faire votre plafond suspendu, installation comprise, voici une fourchette de prix moyen selon le matériau utilisé :

  • Le faux plafond suspendu faite avec de la laine de verre coûte 45 euros/m2.
  • Le prix d’un faux plafond suspendu en plaque de plâtre est entre 20 et 40 euros/m2.
  • Si vous souhaitez embellir les pièces de votre maison avec des faux plafonds en PVC, comptez entre 20 et 60 euros/m2.
  • Un faux plafond suspendu en bois de parement coûte entre 20 et 80 euros le mètre carré.
  • Le faux plafond en métal est le plus cher avec un coût de 150 à 250 euros le mètre carré.

Vous savez tout maintenant sur l’installation d’un faux plafond suspendu. Vous avez le prix des matériaux seulement. Vous avez également les tarifs avec la main d’œuvre pour la réalisation de ces travaux. On vous a expliqué les avantages d’appeler un professionnel. Vous savez aussi maintenant les différentes étapes à suivre pour la pose de ce faux-plafond. A vous donc de choisir la solution qui vous convient le mieux.

Clément Guillemard

Clément Guillemard est un passionné de bricolage en tout genre

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